11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 10:26

Nous, les TSE Lux, nous faisons attention aux mots.

 

Dès lors, précisons qu’il est incorrect de dire que tout le monde a pratiqué l'austérité, puisque celle-ci nous a été imposée de force par une minorité de terroristes économiques. Par ailleurs, il est également inapproprié d'écrire qu'un ouvrier allemand gagne trois fois plus que son homologue roumain, puisque le travailleur roumain n’est pas logé à la même enseigne pour ce qui est de sa protection sociale et de son niveau de vie. Qui plus est, ils sont tous deux exploités et la richesse créée par leur travail est accaparée par des adeptes du totalitarisme libéral.

 

Ceci dit, et avec un peu d'esprit critique, cet article est particulièrement réjouissant car on y lit que les organisations syndicales régionales, nationales et européennes travaillent de concert pour offrir des propositions réalistes. Cela rappelle qu’il est toujours d’

d'actualité, pour chacun d'entre nous, de mener un vrai combat d'utilité publique. Contrairement à ce que nous rabâchent continuellement les menteurs de la pensée unique (de droite et totalitaire par-dessus le marché).

 

Eribert

En cas de défaillance du lien ci-dessus, retrouvez le texte de l'article dans son intégralité :

RTBF

 

Tout le monde a pratiqué l’austérité en Europe depuis la crise financière de 2008-2009. Et pourtant, la consommation intérieure est en berne et la croissance stagne. La Commission européenne elle-même s’en inquiète, tout comme l’OCDE ou le FMI d’ailleurs. Les syndicats partagent ce constat. Pour eux, non seulement l’austérité est impuissante à relancer la machine, mais elle aggrave la situation.

Pour Luc Triangle, secrétaire général d’IndustriAll Europe, qui regroupe 7 millions de travailleurs, "il y a dans l’industrie européenne déjà presque 10% de travailleurs qui touchent un salaire qui ne leur permet pas d’avoir une vie décente. 'Working poor' comme on dit en anglais. C’était un phénomène qui était connu jusqu’à maintenant uniquement aux États-Unis, mais c’est maintenant aussi une réalité en Europe. En plus, ce que nous avons vu aussi ces dernières années, c’est une très haute augmentation de la précarité, donc des contrats avec des salaires très bas. Ça n’a pas aidé du tout l’économie".

"Un travailleur en Allemagne est payé 3 fois plus qu’un travailleur en Roumanie"

Pendant que les syndicats parlent de précarité, les employeurs visent plutôt la flexibilité et la compétitivité de leurs entreprises... Il n'empêche, comme le disait Monsieur Ford, si les travailleurs n’ont pas assez de salaires, comment pourront-ils acheter les voitures qu’ils produisent à l’usine? L’austérité salariale a conduit à un désinvestissement des ménages, surtout dans certains pays d’ailleurs, car les écarts se creusent encore entre les pays les plus riches et les autres.

"Si vous prenez une fonction dans la métallurgie, on voit qu’un travailleur en Allemagne est payé trois fois plus qu’un travailleur en Roumanie, pour la même fonction, dans la même entreprise, avec la même productivité, détaille Luc Triangle. Donc nous voulons aussi attaquer cette différence de salaire parce que ce n’est pas juste, on doit aller vers une augmentation des salaires jusqu’à un niveau qui soit similaire, parce que ça va aussi éviter le dumping social qui est aujourd’hui une réalité pour beaucoup de travailleurs".

Les syndicats en position de force ?

Si les syndicats revendiquent un réalignement des salaires à la hausse, sont-ils vraiment en position de force pour négocier? La situation varie d'un endroit à l'autre. Il y a des pays en Europe qui sont très peu syndicalisés, surtout à l’Est. Mais les troupes sont mobilisées et elles comptent sur un effet d’entraînement. C’est en tout cas ce que dit Rudy De Leeuw, président non seulement de la FGTB, mais aussi de la Confédération européenne des syndicats.

"L’ensemble de mouvement syndical lance pour la première fois une campagne d’augmentation salariale. On a l’accord de l’ensemble des fédérations, donc c’est un mouvement de solidarité et un mouvement social du monde du travail. Notamment, en Belgique, on va aussi s’inscrire là-dedans en front commun, ça veut dire les 3 syndicats ensemble. Et on va donc faire des avancées de propositions, on va améliorer la situation des salaires, et notamment des salaires minimums comme première cible, pour mettre fin à la précarité. Et c’est ça la campagne qui va se dérouler dans l’ensemble des pays européens".

Le salaire minimum sera la première cible, mais l’inégalité salariale entre hommes et femmes sera aussi en ligne de mire. De quoi interpeller l’opinion publique, bien lasse, il est vrai, de l’Europe aujourd’hui.

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