2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 08:23
jeudi, 24 février, 2011 - 16:30

http://www.fgtb-wallonne.be/sites/default/files/imagecache/large220/images/actualites/dsc_0557.jpgLe 24 février dernier, les conclusions d’une étude sur le contrôle « dispo » étaient rendues publiques et largement relayées par la presse. Certains en ont trop rapidement conclu que le plan de contrôle des chômeurs était efficace en termes de retour vers l’emploi et que ses détracteurs avaient tout faux. C’est aller beaucoup trop vite en besogne. La lecture des conclusions de cette étude nuance en effet considérablement les grandes lignes qui ont été mises en avant par la presse.

 

(le SOIR: Social Une étude démontre les effets positifs du contrôle de recherche d’emploi : Pas inhumain, le suivi des chômeurs -- en pratique)

 

Rechercher un emploi… quand il y en a !
Une des conclusions les plus intéressantes de cette étude est la suivante : un système de contrôle de la recherche d’emploi est plus efficace dans un marché du travail où les offres d’emploi sont abondantes. Cela se traduit par un taux de retour à l’emploi appréciable – mais non considérable - en Flandre et plus marginal en Wallonie et à Bruxelles, régions où les offres d’emploi sont moins nombreuses (1 offre pour 22 demandeurs d’emploi en Wallonie). Autre constat ? « La fréquence des sanctions en Région wallonne est plus du double de celle observée dans les deux autres Régions ». De quoi donner raison à la FGTB wallonne qui s’est toujours opposée à ce dispositif : contrôler et sanctionner les chômeurs alors que l’emploi est rare est inacceptable et scandaleux ! 
On remarquera également que, contrairement à ce qui a été avancé, ce dispositif s’accompagne d’une précarisation accrue de l’emploi. L’étude se borne en effet à quantifier la qualité de l’emploi par le niveau de salaire. Seule une note en bas de page mentionne que près de 30% des chômeurs concernés ont retrouvé un emploi à temps… partiel ! Vous avez dit emploi de qualité ?
Une étude objective ?
Il faut aussi noter que le vocabulaire utilisé et la logique de l’étude laissent planer le doute sur l’objectivité de ses auteurs. Le travailleur sans emploi y est décrit comme une personne qui n’est pas assez responsabilisé quant à ses « décisions » (qui serait donc responsable de sa situation…) et qui « exerce moins d’effort de recherche et accepte moins d’offres d’emploi qu’il n’est souhaitable du point de vue de la collectivité, car il ne tient compte ni du coût que le paiement de ses indemnités engendre au niveau de la collectivité, ni des avantages que son embauche génère sous forme de cotisation et d’impôt ». Les travailleurs sans emploi seraient donc, au mieux des irresponsables inconscients du coût qu’ils font porter à la collectivité, au pire des chômeurs volontaires et égoïstes !
Enfin, les propositions de réforme du plan avancées par les auteurs n’ont rien de « scientifiques » et tout de politique ! Instauration d’une plus grande dégressivité des allocations de chômage dans le temps, raccourcissement des délais de procédure, intensification des contrôles… Ces propositions n’ont rien de nouveau ni d’original. Ce sont les mêmes arguments que la droite et le patronat nous ressortent depuis des années.
Un plan cynique, inefficace et inhumain.
La FGTB wallonne rappelle que, derrière les statistiques, se cachent des milliers de sanctions de plus en plus sévères, arbitraires et absurdes. La chasse aux chômeurs a depuis longtemps montré ses effets pervers et ses limites : elle exclut les moins qualifiés et les plus démunis. Au-delà de ces conséquences sociales désastreuses, ce dispositif a aussi de graves répercussions sur les communes qui, par le biais des CPAS, sont contraintes d’assumer les conséquences de cette politique fédérale. 
Sur le terrain, on rencontre également de plus en plus de contradictions entre l’accompagnement du FOREM et les contrôles de l’ONEM. Deux plans distincts, aux logiques différentes et aux injonctions parfois contradictoires !
Rappelons enfin que ce dispositif n’a d’utilité que pour… le patronat ! En précarisant les chômeurs, ce sont les conditions de travail et les salaires de tous les travailleurs qu’on tire vers le bas. 
Face à la menace de les remplacer par ces nombreux demandeurs d’emploi, obligés de rechercher un travail inexistant, prêts à tout pour prendre leur place, les travailleurs disposent de peu de marge de négociation… Tout bénéfice pour le patronat et les actionnaires !
La lutte contre le contrôle des chômeurs reste donc une des priorités de la FGTB wallonne. Il serait bien plus utile de consacrer davantage de moyens à un accompagnement de qualité et à la formation des demandeurs d’emploi et de mettre sur pied une réelle politique de création d’emplois durables et de qualité.
Plus d’infos ? www.contre-attaque.be 

Rechercher un emploi… quand il y en a !

Une des conclusions les plus intéressantes de cette étude est la suivante : un système de contrôle de la recherche d’emploi est plus efficace dans un marché du travail où les offres d’emploi sont abondantes. Cela se traduit par un taux de retour à l’emploi appréciable – mais non considérable - en Flandre et plus marginal en Wallonie et à Bruxelles, régions où les offres d’emploi sont moins nombreuses (1 offre pour 22 demandeurs d’emploi en Wallonie).
Autre constat ? « La fréquence des sanctions en Région wallonne est plus du double de celle observée dans les deux autres Régions ». De quoi donner raison à la FGTB wallonne qui s’est toujours opposée à ce dispositif : contrôler et sanctionner les chômeurs alors que l’emploi est rare est inacceptable et scandaleux ! 

On remarquera également que, contrairement à ce qui a été avancé, ce dispositif s’accompagne d’une précarisation accrue de l’emploi. L’étude se borne en effet à quantifier la qualité de l’emploi par le niveau de salaire. Seule une note en bas de page mentionne que près de 30% des chômeurs concernés ont retrouvé un emploi à temps… partiel ! Vous avez dit emploi de qualité ?

Une étude objective ?

Il faut aussi noter que le vocabulaire utilisé et la logique de l’étude laissent planer le doute sur l’objectivité de ses auteurs. Le travailleur sans emploi y est décrit comme une personne qui n’est pas assez responsabilisée quant à ses « décisions » (qui serait donc responsable de sa situation…) et qui « exerce moins d’effort de recherche et accepte moins d’offres d’emploi qu’il n’est souhaitable du point de vue de la collectivité, car il ne tient compte ni du coût que le paiement de ses indemnités engendre au niveau de la collectivité, ni des avantages que son embauche génère sous forme de cotisation et d’impôt ». Les travailleurs sans emploi seraient donc, au mieux des irresponsables inconscients du coût qu’ils font porter à la collectivité, au pire des chômeurs volontaires et égoïstes !

Enfin, les propositions de réforme du plan avancées par les auteurs n’ont rien de « scientifiques » et tout de politique ! Instauration d’une plus grande dégressivité des allocations de chômage dans le temps, raccourcissement des délais de procédure, intensification des contrôles… Ces propositions n’ont rien de nouveau ni d’original. Ce sont les mêmes que celles que la droite et le patronat nous ressortent depuis des années.

Un plan cynique, inefficace et inhumain.

La FGTB wallonne rappelle que, derrière les statistiques, se cachent des milliers de sanctions de plus en plus sévères, arbitraires et absurdes. La chasse aux chômeurs a depuis longtemps montré ses effets pervers et ses limites : elle exclut les moins qualifiés et les plus démunis.
Au-delà de ces conséquences sociales désastreuses, ce dispositif a aussi de graves répercussions sur les communes qui, par le biais des CPAS, sont contraintes d’assumer les conséquences de cette politique fédérale. 
Sur le terrain, on rencontre également de plus en plus de contradictions entre l’accompagnement du FOREM et les contrôles de l’ONEM. Deux plans distincts, aux logiques différentes et aux injonctions parfois contradictoires !

Rappelons enfin que ce dispositif n’a d’utilité que pour… le patronat ! En précarisant les chômeurs, ce sont les conditions de travail et les salaires de tous les travailleurs qu’on tire vers le bas. Face à la menace de les remplacer par ces nombreux demandeurs d’emploi, obligés de rechercher un travail inexistant, prêts à tout pour prendre leur place, les travailleurs disposent de peu de marge de négociation… Tout bénéfice pour le patronat et les actionnaires !

La lutte contre le contrôle des chômeurs reste donc une des priorités de la FGTB wallonne. Il serait bien plus utile de consacrer davantage de moyens à un accompagnement de qualité et à la formation des demandeurs d’emploi et de mettre sur pied une réelle politique de création d’emplois durables et de qualité.

Plus d’infos ? www.contre-attaque.be  

 

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