« En ignorant le dialogue social, il y a des gens qui, dans ce pays, jouent avec le feu », a averti Thierry Bodson, secrétaire général de la FGTB wallonne. « Les riches deviennent de plus en plus riches; les pauvres, de plus en plus pauvres. Et les vrais responsables de la crise - les banques, les agences de notation et les spéculateurs - eux, ne sont pas touchés », a-t-il ajouté.

« Ce n’est pas en supprimant les acquis sociaux que l’on sauvera notre modèle social », a de son côté ajouté Caroline Copers, la secrétaire générale de la FGTB flamande.

Quant à la réforme des pensions du ministre Van Quickenborne, elle suscite elle aussi la colère du syndicat. « Après la manifestation du 2 décembre, on nous avait promis que les syndicats seraient entendus. Mais entendre, ce n’est pas écouter. On n’a absolument pas écouté le message des manifestants du 2 décembre », a encore regretté Caroline Copers.

Suppression des intérêts notionnels

Selon le syndicat socialiste, de l’argent peut être trouvé sans aller le chercher dans la poche des gens ordinaires. Huit milliards pourraient ainsi être dégagés par une contribution équitable des grandes entreprises et des grosses fortunes. « Et nous n’avons pas eu besoin de 540 jours pour trouver ce montant », a affirmé la FGTB.

Une suppression des intérêts notionnels permettrait ainsi d’obtenir 5 milliards d’euros tandis qu’une taxation progressive et équitable, qui taxerait par exemple les revenus de l’immobilier au même titre que les revenus du travail, livrerait 2,5 milliards supplémentaires. Enfin, une contribution extraordinaire des salaires supérieurs à 8.000 euros brut par mois permettrait de trouver 500 millions d’euros en plus.

Cerise sur le gâteau: une lutte efficace contre la fraude fiscale rapporterait à l’Etat jusqu’à 30 milliards d’euros, a conclu la FGTB.

 

article: Lavenir.net