16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 09:42

Le conseil de Mettet, jeudi soir, a octroyé un budget supplémentaire au CPAS. Dans la salle, deux policiers en uniforme ont suscité un malaise.

Rien, à en croire les élus, ou pas grand-chose. Douze petits points expédiés en moins d’une heure. Le conseil communal a cependant approuvé une importante modification budgétaire de 110 000 € relative au budget du CPAS. Concrètement, la commune verse un supplément de budget au Centre public d’aide sociale afin qu’il puisse assumer ses obligations et joindre les deux bouts. Celui-ci est en effet confronté à une forte augmentation du revenu d’intégration sociale (ex-minimex). La présidente Fabienne Van Bever explique le phénomène par un nombre plus élevé de personnes émargeant au chômage et frappées par une sanction de l’Onem. Les suspendus (pour 4 mois minimum) ou les radiés échouent tous au CPAS. Les élus locaux dénoncent un transfert de la charge sociale du fédéral vers les communes.

Autre signe des difficultés auxquelles sont livrées davantage de familles : les compteurs électriques dit « à budget » explosent. Il s’agit de personnes qui ne paient plus leurs factures d’électricité et qui, après trois rappels, tombent sous cette mesure d’économie forcée. Cela signifie que ces gens achètent au coup par coup leur électricité, comme on recharge la carte de crédit d’appel d’un téléphone portable. Les temps sont décidément à la récession.

 

Pierre WIAME

Source: Lavenir.net

Repost 0
16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 08:34

www.actuchomage.org a ouvert le débat autour de l’idée de revenu, salaire à vie. Pour en savoir plus, www.actuchomage.org a rencontré l'économiste et sociologue Bernard Friot.
Il nous expose son idée du salaire à vie et nous éclaire sur les différences fondamentales entre la notion de revenu qui renvoie à l’idée de propriété lucrative et à la société de consommation et celle de salaire à vie qui est attachée à la qualification personnelle, à un être de production et non de besoin, un être politique en économie (Partie 1).

Bernard Friot propose donc d'en finir avec le «marché de l’emploi» (Partie 2).
Il défend l’idée d’un salaire universel à vie dont le minimum serait de 2000 euros mensuel, plafonné à 8 000 euros, et, qui dans l’idéal pourrait être un salaire universel unique de 4 000 euros. Son financement passerait par une mutualisation des salaires et de la production économique, sous forme de cotisation salaire et d’une cotisation économique.

 

 
A écouter et à regarder aussi.
 

L'enjeu des retraites, avec Bernard Friot

"La retraite c'est révolutionnaire !" (B. Friot)

Repost 0
Published by T.S.E Luxembourg - dans Bernard Friot - Décryptage
commenter cet article
15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 15:42

Mario Draghi est le nouveau patron de la BCE. Lucas Papademos est le nouveau Premier ministre grec. Mario Monti est le nouveau président du Conseil italien. Voici trois financiers formés aux Etats-Unis et étroitement liés à la sulfureuse banque américaine, dont deux furent de hauts responsables. Pourquoi recruter les incendiaires comme pompiers ?

Mon premier s’appelle Mario Draghi. Il est diplômé d’économie du Massachussetts Institute of Technology (MIT). Il a été chargé des privatisations italiennes de 1993 à 2001. Il est devenu gouverneur de la Banque d’Italie en 2006. De 1993 à 2006, il a siégé dans divers conseils d’administration de banques. De 2002 à 2006, il a été vice-président pour l’Europe de Goldman Sachs, la sulfureuse banque d’affaires américaine. Il vient d’être nommé président de la Banque centrale européenne (BCE), succédant à Jean-Claude Trichet.

Mon second s’appelle Lucas Papademos. Lui aussi est diplômé du Massachussetts Institute of Technology (MIT). Il a été professeur à l’Université américaine de Columbia avant de devenir conseiller économique de la Banque de réserve fédérale de Boston. De 1994 à 2002, il a été gouverneur de la Banque de Grèce, poste qu’il occupait quand son pays s’est «qualifié» pour l’euro grâce à des comptes falsifiés par Goldman Sachs. Puis il a été vice-président de la Banque centrale européenne (BCE). Il vient d’être nommé, sous la pression de l’Union européenne et du G20, premier ministre de la Grèce avec le soutien des deux partis dominants.

Mon troisième s’appelle Mario Monti. Il est diplômé de l’Université de Yale. Il a étudié le comportement des banques en régime de monopole. Puis il a été durant dix ans commissaire européen, de 1994 à 2004. D’abord «au marché intérieur et aux droits de douane» (ou plutôt à leur suppression), puis «à la concurrence». Membre de la Trilatérale et du groupe de Bilderberg – selon Wikipédia –, il a été nommé conseiller international de Goldman Sachs en 2005. Il vient d’être nommé sénateur à vie, et l’Union européenne et le G20 l'ont imposé comme président du Conseil italien.

Mon tout, c’est trois financiers européens (?), trois hommes de la superclasse mondiale, formés dans les universités américaines et étroitement liés à Goldman Sachs.

«Government Sachs» aux commandes de l’Europe ?

La banque Goldman Sachs est surnommée aux Etats-Unis «government Sachs» tant elle est influente sur le gouvernement américain. Le secrétaire au Trésor de Clinton, Robert Rubin, qui procéda à la dérégulation financière, venait de Goldman Sachs. Tout comme le secrétaire au Trésor de Bush, Hank Paulson, qui transféra aux Etats les dettes pourries des banques lors de la crise financière. L’actuel président de Goldman Sachs, Llyod Blankfein, aime à dire qu’il «fait le métier de Dieu».

En fait, Goldman Sachs est au cœur de la prédation financière mondiale et impliquée dans de nombreux scandales financiers : celui d’Abacus (auquel a été mêlé le goldmanien français Fabrice Tourre) et des «subprimes», celui de la tromperie de ses clients (à qui elle recommandait d’acheter des produits financiers sur lesquels elle spéculait à la baisse) et de délits d’initiés, celui du maquillage des comptes grecs et de la spéculation contre l’euro...

Passant de l’ombre à la lumière, ce sont des hommes de Goldman Sachs qui sont aujourd’hui ouvertement poussés aux commandes. Par quels moyens ? Et pour quelles fins ? Faire prendre en charge par les peuples les fautes des banques ? Obéir aux diktats de la finance en frappant les citoyens ? Faire sauver l’Amérique par les Européens ?

Dans six mois — et sauf imprévu — les Français vont élire un nouveau président de la République : il serait prudent de leur part de demander aux principaux candidats de s’engager à ne pas se faire imposer comme premier ministre un… ancien de chez Goldman Sachs.
(Source : Polemia)


Même constat sur Lemonde.fr : La banque d'affaires américaine a en effet tissé en Europe un réseau d'influence unique sédimenté depuis des lustres grâce à un maillage serré, souterrain comme public.

Outre les Draghi, Papademos et Monti, Lemonde.fr cite Petros Christodoulos, ex-trader de Goldman Sachs devenu gestionnaire de la dette grecque, ainsi que d'autres poids lourds qui tiennent le haut du pavé dans la défenestration de l'euro : notamment l'Allemand Otmar Issing, ancien membre du conseil de la Deutsche Bundesbank et du Conseil exécutif de la BCE, toujours conseiller pour Goldman Sachs, ou l'Irlandais Peter Sutherland, ex-président de Goldman Sachs International dont il est resté l'un des administrateurs, et qui a joué un rôle-clé dans le "sauvetage" de son pays...

Goldman Sachs aime placer ses hommes liges sans jamais laisser tomber le masque. C'est pourquoi ils cachent cette filiation quand ils donnent une interview ou mènent une mission officielle (comme ce fut le cas de Monti, qui s'est vu confier en 2010 une étude sur le marché unique européen par le président de la Commission José Manuel Barroso).
Quant à Mario Draghi, il affirme qu'étant entré en fonction en 2002, il n'a rien eu à voir avec le maquillage des comptes grecs orchestré deux ans plus tôt par la banque. Et il a démissionné en 2005, soit un an avant que Goldman Sachs ne revende une partie du "swap" en question à la National Bank of Greece, première banque commerciale du pays dirigée par un ancien Goldmanien, Petros Christodoulos, aujourd'hui responsable de l'organisme gérant la dette grecque...

 

 

Article: Actu Chômage


La chronique d'Hugues Le Paige 17/11/2011

 

 
Chronique: La Premiere.be
Repost 0
15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 12:52

CHARLEROI

 

La FGTB et la CSC sont allées défendre la nécessité d’emplois de qualité et fustiger les travers du plan d’activation.

Le gâteau était en carton. Et il n’était pas là pour célébrer quoi que ce soit. Offert hier par les syndicats à l’une des responsables du bureau Onem de Charleroi, le présent valait pour l’anniversaire qu’il était censé rappeler, celui du plan d’activation des chômeurs, introduit voici sept ans.

Depuis son apparition, les syndicats n’ont cessé de dénoncer les travers d’une politique de contrôle qui, selon eux, s’assimile par différents aspects à une chasse aux chômeurs. « Nous aimerions vraiment la voir évoluer, explique Nadia Verleys, permanente FGTB et membre de la commission des travailleurs sans emploi. Certaines règles sont aberrantes. Elles méritent d’être modifiées. »

Ce discours, les syndicats l’ont tenu hier dans les bureaux de l’Onem, puis du Forem qu’ils ont tour à tour investis. À l’Onem, ils ont notamment plaidé pour un assouplissement du plan d’activation. Personnes éloignées de l’emploi, chômeurs à qui l’on propose des activités instables ou peu conciliables avec des charges familiales, ils sont beaucoup à craindre les sanctions de l’Onem. « Pour autant, ils souhaitent travailler, affirme Nadia Verley. Mais encore faut-il que ce soit des emplois de qualité et pas n’importe quoi ! »

La future répartition de compétences entre le Région et le Fédéral fait peser des inconnues sur l’avenir de la politique d’activation. L’Onem continuera-t-il de la mettre en œuvre contre rétribution ? Ou le Forem s’en chargera-t-il outre ses tâches d’accompagnement ? Les syndicats ont cherché à en savoir plus. Mais ils n’ont obtenu que peu de renseignements supplémentaires.

Au Forem, les délégations ont plus spécifiquement mis en évidence les dangers liés à la multiplication des critères contenus dans les offres d’emploi. Celle-ci empêche certains demandeurs d’emploi de postuler, ce qui, selon les syndicats, les dessert face à la politique de contrôle. «Des demandeurs d’emploi peuvent ainsi être sanctionnés simplement parce qu’ils ne disposent pas d’un permis de conduire, affirme Nadia Verley. Nous estimons que c’est une dérive. »

 

http://1.lavenircdn.net/Assets/Images_Upload/Actu24/2011/11/09/PID_$755397$_0248b016-0a02-11e1-9cd2-18a1a5630cb0_original.jpg.h170.jpg.280.jpg

 

Comme ce fut le cas à maintes reprises, à Charleroi et ailleurs, les militants de la FGTB et de la CSC ont mené une action visant le plan d’activation du chômage.

 

 

Mathieu COLINET

Source: Lavenir.net

09 novembre 2011

Repost 0
14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 09:31

Des ALE ont mis de l’argent de côté pour garder des travailleurs Titres Services après les Activa, Win-Win,... ou pour d’autres raisons prudencielles. Les ponctions de Milquet mettent en danger ces emplois.

Intervention de la députée Zoé Genot lors de la discussion générale du Projet de Loi-Programme (doc 1481/1-9)

17.19 Zoé Genot (Ecolo-Groen !) : Monsieur le président, madame la ministre, je souhaiterais revenir sur ces réserves des ALE. On peut s’étonner du fait que des organismes publics ont des réserves et se dire qu’il y a suffisamment à faire en matière d’emploi que pour laisser de l’argent dormir sur les comptes.

La difficulté est que, depuis des mois, on dit qu’on va leur prendre leurs réserves. Soyons clairs ! Ces réserves ont quasiment disparu et, malheureusement, pas toujours de la même manière. En effet, madame Milquet, plusieurs ALE ont de ce fait hâtivement lancé une série de projets pas toujours très bien ficelés. Il serait beaucoup plus adéquat de dire que les ALE sont des outils utiles qui n’ont pas toujours été utilisés suffisamment. Elles peuvent être actives dans de nombreux domaines où les besoins sont criants, tels que le service aux personnes (encadrement d’enfants, services de proximité indispensables, etc.) ou au niveau des autorités locales qui peuvent, elles aussi, les utiliser pour remplir toute une série de tâches dont on a grand besoin, de manière à créer de véritables tremplins à l’emploi.

Nous sommes partisans de redynamiser les ALE qui ont un peu dormi sur leur magot. Est-il légitime que l’État fédéral ponctionne les ALE ? À notre sens, non ! En effet, ces ALE n’ont pas seulement été alimentées par le fédéral. Ma commune, par exemple met un local à disposition pour un loyer particulièrement léger. Ce n’est pas pour que, par la suite, le fédéral ponctionne cet argent. Les communes sont déjà aujourd’hui régulièrement chargées de tâches par le fédéral sans recevoir les financements adéquats. À nouveau, il est demandé aux communes de soutenir le fédéral. À notre sens, ce n’est pas ainsi qu’il faut procéder.

Vous dites que vous pouvez ponctionner car un arrêt constitutionnel vous a donné raison. L’arrêt vous permet en effet de le faire mais il dit aussi que, pour chaque ALE ponctionnée, vous devrez démontrer individuellement qu’elle n’a pas correctement utilisé les subsides. Si des ALE n’ont effectivement pas correctement utilisé les subsides, il fallait très vite mettre le holà ! Cela signifie que, pendant des années, des ALE ont mal utilisé les subsides. Il y a là un problème ! Madame la ministre, je ne lis pas l’arrêt de la même manière que vous et je pense en outre que, si vous le suivez, cela engendrera un travail particulièrement conséquent.

De plus, il me semble quelque peu bizarre d’entendre les partis s’énerver en demandant une meilleure coordination avec les missions locales et régionales en vue d’utiliser cet argent plus intelligemment, alors que les mêmes vont soutenir cette ponction.

En outre, plusieurs ALE ont développé un département titres-services. Vous savez que nous ne sommes pas des adeptes de ce système. Néanmoins, quand les titres-services sont bien gérés et qu’on ne licencie pas les gens en fin de période Win Win Activa et autres, ces personnes coûtent de plus en plus cher, notamment en raison de leur ancienneté. C’est pourquoi les ALE plus avisées ont thésaurisé afin de continuer à employer ces travailleurs après les différents plans. Si l’on malmène ce dispositif, cela revient à encourager les mauvaises agences de titres-services qui licencient régulièrement des individus pour en engager d’autres qui sont peu coûteux. C’est absolument contraire aux objectifs d’insertion que vous avez toujours défendus en ce domaine.

Nous devons donc nous montrer prudents vis-à-vis de cette mesure. Ponctionner au motif de prendre des initiatives en faveur de l’emploi, cela ne convient pas. Nous avons déposé des amendements au cours des discussions budgétaires. Dans certains secteurs, il serait possible de ponctionner pour réinvestir en termes d’emplois.

17.20 Joëlle Milquet, ministre : Monsieur le président, pour clore cette discussion, je vais préciser quelques éléments. D’abord, les ALE ne sont pas là pour économiser, mais pour investir l’argent dont elles disposent dans des projets de mise à l’emploi et d’insertion sociale. C’est exactement l’objectif de la mesure fédérale que nous avons prise au travers du plan Win Win qui, je le rappelle, a quand même permis à plus de 50 000 jeunes non qualifiés de trouver ou retrouver un emploi.

Ensuite, il est évident que nous allons nous montrer très prudents dans la préparation des arrêtés, qui sont du reste quasiment prêts. Aucune ALE ne sera défavorisée ni mise en difficulté. Nous nous sommes engagés à prendre toutes les garanties à cet égard, et nous allons nous y consacrer. S’agissant de la mauvaise utilisation par les ALE de leurs subsides, elles ne les ont pas investis pour atteindre l’objectif auquel la réglementation les destinaient. C’est à partir de ces éléments que nous déboursons simplement, pour une fois, un certain montant aux fins d’assurer le paiement des mesures anti-crise.

Soyez assurés du fait que nous serons très prudents pour la prise des arrêtés. Ces derniers sont prêts et objectivés et ils ne mettent aucune ALE en danger, au contraire. Pour l’avenir, il faudra suivre ce qui a été exprimé tant par M. Bonte que Mme Genot, c’est-à-dire un meilleur contrôle, au-delà des réformes institutionnelles que nous allons sans doute mener, et surtout un meilleur lien avec les opérateurs régionaux.

[Chambre des représentants – Séance plénière du 16 juin 2011 - Extrait du compte rendu intégral (CRIV 53 – PLEN 040)]

 

 

Article: zoegenot.be

Repost 0
Published by T.S.E Luxembourg - dans Communiqués de presse
commenter cet article
9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 09:06

Une étude menée dans onze maisons médicales du réseau Médecine pour le Peuple tire la sonnette d'alarme affirmant que trois quarts des travailleurs belges sont déjà malades avant d'atteindre l'âge de la pension. Si ce chiffre doit être relativisé, parce qu'il n'est pas représentatif de toutes les couches sociales, il a le mérite de souligner qu'une part importante de la population active est malade.

Selon cette étude, trois quarts des Belges de 55 à 65 ans souffrent d'une ou plusieurs maladies chroniques. Près de la moitié des travailleurs plus âgés souffrent de maladies du système musculaire, osseux ou articulatoire. Un sur cinq connaît d’importants problèmes mentaux. Plus d’un quart a des maladies cardiaques, vasculaires ou des voies respiratoires. Et enfin, un pourcentage nettement plus élevé des femmes souffre de plusieurs maladies chroniques en même temps.
Ces résultats n'étonnent pas le directeur général du service des indemnités à l'Institut national d'assurance maladie-invalidité. François Perl le confirme, "une part importante de la population active est malade et elle l'est de plus en plus". Depuis 2004, environ 7000 à 8000 nouveau cas d'invalidité par an sont enregistrés. 
300 000 cas d'invalidité d'ici 2018 

Cette augmentation est "une tendance générale qui n'est pas propre à la Belgique", dit-il. C'est le cas dans tous les pays d'Europe. Et si pour l'instant la Belgique est encore "relativement bien lotie", cela pourrait ne pas durer. "Alors que dans la plupart des pays, cela stagne, en Belgique, l'augmentation est assez conséquente". Un "problème qui mérite que l'on s'en préoccupe pour éviter des situations à la hollandaise où pour une population quasi équivalente à la Belgique il y a près d'un million d'invalides alors qu'en Belgique on devrait atteindre 300 000 d'ici 2017-2018". 
En cause, le vieillissement de la population et les progrès de la médecine qui permettent de mieux diagnostiquer les patients. "Il y a encore une trentaine d'années on parlait très peu des maladies chroniques (...) maintenant on parle de maladies de santé (psychique et mentale comme le burn-out ou le stress, ndlr) et de maladies musculo-squelettique (liées à la colonne, aux nerfs). Des maladies qui explosent au niveau de la population". Autrement dit, "de plus en plus de personnes souffrent de maladie chronique" et peuvent donc être sujettes à l'invalidité, explique François Perl. Pour lui il ne faut pas forcément mettre les conditions de travail en cause car elles sont mieux qu'il y a un siècle. "Il n'y a pas plus de gens malades à cause du travail mais plus de gens qui osent l'avouer", dit-il.
Bernard Fussellier, sociologue du travail à l'UCL, a lui une autre explication. Il pointe du doigt la pression permanente et croissante que subissent les travailleurs : "Pression de la productivité au moindre coût, de la compétitivité. C'est un peu le leitmotiv de la compétitivité qui amène tout le monde à être compétitif tout au long de sa carrière dans tous les domaines professionnels à tous les échelons". 
"Repenser les durées des carrières"

La prépension n'est pas forcément la solution comme l'affirme le Parti du Travail de Belgique (PTB), que l'on retrouve derrière l'étude et pour qui  il vaut mieux achever sa carrière plus tôt et en bonne santé que plus tard avec une maladie chronique. Le Dr Jacques De Toeuf, ancien vice-président de l'Absym (association belge des syndicats médicaux) et actuel président de la plate-forme E-health et François Perl préfèrent miser sur la prévention. Pour éviter que le malade ne s'enfonce encore plus dans sa maladie. 
Le directeur général du service des indemnités à l'Inami préconise notamment un meilleur accompagnement des travailleurs (en lui donnant, par exemple, une possibilité de reclassement professionnel). L'occasion peut-être de "repenser les durées des carrières. Certaines sont peut-être trop longues ou trop pénibles alors que d'autres le sont moins". Et pourquoi pas donner la possibilité aux personnes âgées d'aménager leur temps travail ?
C. Biourge

Article: RTBF.be
Repost 0
9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 08:34

Les trois quarts des travailleurs belges âgés entre 55 et 65 ans souffrent d’une ou de plusieurs maladies chroniques, selon une étude menée par Médecine pour le Peuple, une association de maisons médicales initiée par le PTB.

Près de la moitié des travailleurs souffrent de maladies du système musculaire, osseux ou articulatoire, indique le Dr Karel Van Bever, l’un des auteurs de l’étude. Un sur cinq présente d’importants problèmes mentaux. Un quart au moins des personnes souffrent de maladies cardio-vasculaires ou des voies respiratoires. Les femmes sont encore plus mal loties que les hommes.

 

 http://1.lavenircdn.net/Assets/Images_Upload/Actu24/2011/11/08/PID_$754692$_acfc19a4-09e8-11e1-9eae-3f0223d0b543_web.jpg.h170.jpg.280.jpg

 

Les trois quarts des travailleurs belges âgés entre 55 et 65 ans souffrent d’une ou de plusieurs maladies chroniques.

 

Reporters

 

 

« Supprimer le droit à la prépension ou le restreindre considérablement aurait d’importantes implications sociales négatives pour un large groupe de travailleurs, et pas seulement dans ce qu’on appelle les « métiers lourds », met en garde le Dr Dirk Van Duppen, spécialiste santé du PTB et président de Médecine pour le Peuple du PTB.

Les travailleurs plus âgés souffrent souvent de limitations physiques et/ou mentales qui les empêchent de suivre un rythme élevé au travail, de gérer leur stress et les contraintes liées à la flexibilité, relève encore l’étude.

Celle-ci a été menée auprès de 2.300 travailleurs belges âgés entre 55 et 65 ans. Les résultats de l’étude ne reposent pas sur un sondage portant sur la santé subjective mais des diagnostics établis par des médecins, consignés dans des dossiers médicaux, précise un communiqué du PTB.

 

Article:Lavenir.net

Repost 0
8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 13:33

La ministre de l'Emploi s'adresse aux négociateurs fédéraux : « Il faut dégager des marges budgétaires, entre 500 millions et 800 millions d'euros, voire un milliard ».

Joëlle Milquet veut un pacte pour l'emploi et la relance

Dans un entretien au Soir, Joëlle Milquet adresse un message aux négociateurs fédéraux : elle réclame un « pacte pour l'emploi et la relance », et réclame des « marges budgétaires » pour cela. La présidente sortante du CDH, ministre de l'Emploi dans Leterme II, explique : « Je dis qu'au-delà de l'assainissement budgétaire et l'objectif des 2,8 % de déficit, le pays a besoin de relance. Le défi est là. Avec un point fort : l'emploi. Créer 56.000 emplois par an (…)Il faut donc boucler le budget 2012 au plus vite, dans la semaine, dix jours maximum, mais encore jeter les bases d'un grand pacte de relance et d'emploi pour la Belgique. » Comment le financer ?

« Nous devons aller au-delà des 11,3 milliards d'euros d'économies prévues pour le budget 2012 – pour atteindre les fameux 2,8 % de déficit public –, et réserver entre 500 et 800 millions d'euros supplémentaires, voire, mieux, un milliard. Une « marge » qui sera vouée au pacte de relance et d'emploi. Il faut deux choses : la rigueur budgétaire et l'oxygène en plus. »

 

DAVID COPPI

 

Article: lesoir.be

Repost 0
4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 10:01

Le patronat et les libéraux flamands veulent que le futur gouvernement réduise les allocations de chômage. La moitié des Belges approuvent.

Le débat fait rage depuis deux semaines : la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) pointe du doigt des allocations de chômage qu’elle juge insuffisamment dégressives et le fait savoir aux partis politiques en pleine formation du gouvernement. C’est l’un des grands chevaux de bataille du patronat, avec la suppression des prépensions.

Pour les chômeurs de longue durée, « les allocations belges diminuent seulement de 10 % en moyenne, contre 40 % en Europe occidentale ». La FEB cite une récente étude de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

« Les chômeurs sont plus nombreux à réintégrer le marché du travail lorsque les allocations de chômage sont fortement dégressives ou même limitées dans le temps. »

Le moment choisi par la FEB pour monter au créneau ne doit rien au hasard. D’une part, les questions délicates de l’emploi sont actuellement discutées par les négociateurs du futur gouvernement, et l’Open VLD a déjà plusieurs fois indiqué qu’il était sur la même ligne que les représentants des patrons.

D’autre part, selon une enquête commandée par l’opérateur de travail intérimaire Tempo-Team, un Belge sur deux estime que les allocations de chômage sont trop élevées et qu’elles devraient être limitées dans le temps (12 mois). Ce sondage a été mené auprès d’un échantillon de 1500 répondants. Il révèle notamment des disparités entre communautés linguistiques.

Globalement, les Flamands se montrent plus stricts que les francophones. Ainsi, les premiers sont 52 % à trouver les allocations de chômage trop élevées, contre 43 % pour les seconds. 36 % des néerlandophones se prononcent pour la suppression des prépensions, contre 25 % des francophones. Même clivage en ce qui concerne la scission de la sécurité sociale : 38 % contre 14 %.¦

Moins de demandeurs d’emploi début 2011

Le chômage en Wallonie est orienté à la baisse sur base annuelle. Au cours du premier trimestre 2011, on note une baisse de 3,1 points pour atteindre 8,9 % (contre 12,0 % un an plus tôt), soit le niveau le plus bas observé depuis le 2e trimestre 2002. Durant cette période, la moyenne belge était de 7,2 % et celle de l’Union européenne de 9,5 %. Mais si la tendance est encourageante, la prudence reste de mise, indique le Forem qui vient de publier ces chiffres.

Meilleure insertion pourles titulaires d’un bac

Source: L'Avenir Manuel DOLHET

Toujours selon les statistiques du Forem, sept chômeurs sortis de l’enseignement en 2010 sur dix ont trouvé du travail. Les formations qui conduisent le plus rapidement et les plus durablement à l’emploi : le baccalauréat (76 %), suivi de l’apprentissage et du master. En revanche, les jeunes qui n’ont achevé que les primaires ou les secondaires présentent des possibilités d’insertion très réduites.

 

  • Source: L'Avenir
  • Manuel DOLHET

 

Atricle: Lavenir.net

Repost 0
27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 12:35
publiée dans Le Soir du 26 octobre 2011 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

par Thierry Bodson, Secrétaire général de la FGTB Wallonne; Alain Clauwaert, Président, Paul Lootens, Secrétaire général de la Centrale générale; Jean-Marie Constant, Président du Comité Régional Wallon de la CSC; Erwin De Deyn, Président et Myriam Delmée, Vice-Présidente du SETCA; Arnaud Lismond, Président du Collectif solidarité contre l'exclusion; Pedro Rodriguez, Responsable Francophone des Travailleurs Sans Emploi de la CSC; Guy Tordeur Secrétaire fédéral et Philippe Vansnick, Secrétaire fédéral adjoint de la CSC Bruxelles; Véronique van der Plancke, Vice-Présidente de la Ligue des droits de l'Homme; Felipe Van Keirsbilck, Secrétaire général  de la Centrale Nationale des Employés; Philippe Van Muylder, Secrétaire général de la FGTB Bruxelles.

Alors que l'Etat fédéral se prépare une nouvelle fois à mettre à charge des contribuables les pertes liées aux spéculations des banquiers, nous n'accepterons pas que le nouveau gouvernement demande aux chômeurs de régler l'addition.

Cet été, la Ministre Fédérale de l'emploi pointait elle-même l'augmentation fulgurante des sanctions contre les chômeurs (suspensions, exclusions...) depuis l'adoption en 2004 du « plan de contrôle renforcé » et la systématisation de la transmission à l'ONEm des informations des offices de placement régionaux (de 34.000 à 108.000 sanctions annuelles en 10 ans).

Les responsables politiques connaissent donc très bien les effets socialement désastreux de ce que nous dénonçons depuis 2004 comme une véritable « chasse aux chômeurs » et dont les CPAS wallons pointent également les effets catastrophiques. Nous attendons donc du futur gouvernement fédéral qu'il y mette fin.

Exclure, appauvrir et scinder

Nous sommes choqués que les discussions liées à la formation d'un nouveau Gouvernement fédéral ne prévoient pas de stopper l'avalanche de contrôles et d'exclusions que subissent les sans emploi, mais bien de lancer une nouvelle chasse aux chômeurs qui les rejettera par dizaines de milliers dans la pauvreté et vers les CPAS.

Le contrôle et l'accompagnement renforcés des chômeurs ne créent pas un seul emploi, mais bien des avalanches de sanctions et d'exclusions. Car il n'y a pas aujourd'hui un manque de travailleurs, mais un manque d'emplois offerts. Il est cynique de forcer 100 chômeurs à multiplier des démarches de recherche d'avance inutiles s'il n'y a qu'un seul emploi disponible. Et pourtant c'est bien l'extension et le renforcement du contrôle qui sont actuellement discutés : pour les jeunes, avant même de percevoir une première allocation et même pour les plus de 50 ans !  Les chômeurs ont besoin d’être accompagnés, pas d’être harcelés. Il est inacceptable de sanctionner quelqu’un à qui on n’a pu proposer aucun emploi convenable.

L'appauvrissement des chômeurs est également en discussion : les allocations des chômeurs de longue durée (pourtant déjà inférieures au seuil de pauvreté) seraient diminuées au nom du retour à l'emploi. Cela signifie dans les faits démolir un pan de la sécurité sociale fédérale et renvoyer ultimement les sans emploi vers la solidarité organisée au niveau des CPAS ou des familles pour les uns, vers le dénuement pour les autres.

La « responsabilisation » des régions sur l'évolution de leur taux d'emploi risque également de les pousser à rejeter les sans emploi hors de leurs frontières (comme ce fut récemment le cas pour les demandeurs d'asile) et toute atteinte à l'unité fédérale des normes de l'assurance chômage et de leur contrôle ne manquera pas de générer à brève échéance la scission de l'indemnisation du chômage et dés lors de la formation des salaires. On le sait, dans le contexte d'évolutions démographiques différentiées  certaines forces nationalistes ne verraient pas cette scission d'un mauvais œil, tandis que le patronat y trouverait un nouvel instrument majeur pour mettre en concurrence les travailleurs des différentes régions et casser les protections sociales.

Refusons que l'on brade la sécurité sociale

A coup de réformes fiscales injustes, les richesses se sont accumulées dans quelques mains. Comme l'indiquait Le Soir ce 13 septembre, « La richesse globale (hors immobilier) des Belges a dépassé pour la première fois, fin 2010, le cap des 900 milliards d’euros [...] En deux ans, les actifs totaux détenus par des particuliers belges ont ainsi gonflé de plus de 100 milliards d’euros ». Pour soutenir l'emploi, l'Etat fédéral doit mobiliser ces richesses et non saigner les chômeurs.

Nous ne voulons pas d'une société à l'américaine, toujours plus inégalitaire, où l'indemnisation limitée dans le temps du chômage crée une horde de travailleurs pauvres. Ce modèle a échoué là-bas, nous refusons qu'on nous l'impose ici.

L'assurance chômage est un pilier essentiel de la sécurité sociale, dont nous avons hérité des luttes antérieures. Elle organise la solidarité entre les travailleurs, entre les régions et oblige les employeurs à offrir au moins une rémunération et des conditions de travail minimales. Nous refusons que l'on brade la sécurité sociale et la solidarité nationale en prétendant les sauver. Nous refusons que l'on fasse payer les chômeurs pour financer les banquiers.

Nous en appelons à un large débat public, à l'élaboration d'un projet d'avenir équilibré qui ne se fasse pas sur le dos des sans emploi et, au besoin, à la mobilisation sociale et citoyenne pour défendre l'assurance chômage, part essentielle de la sécurité sociale fédérale construite par les travailleurs de ce pays.

 

Repost 0
Published by T.S.E Luxembourg - dans Communiqués de presse
commenter cet article

Soutenu par

 

Rechercher

Contacts

Administrateur Blog

Gaëtan

063 24 22 74

Responsable T.S.E.

FGTB - CEPPST

 

Autres CRTSE en Wallonie

Brabant Wallon

Khalid Gaa

067 64 60 06 - 0478 35 85 83

 

Centre

Christohe Morais-Rosa

064 23 61 19

 

Charleroi et Sud-Hainaut

Pippo Bordenga

071 64 13 03

 

Liège-Huy-Waremme

Agnès Ramaekers

04 221 96 20

 

Mons-Borinage

Cédric Devriese

065 32 38 33 - 0473 97 64 93

 

Namur

Françoise Lejeune

081 64 99 59 - 0474 48 10 02

 

Verviers

Simon Darimont

0496 50 07 88

 

Wallonie Picarde

Fabien Tanase

069 88 18 04