3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 08:46

L’émission de la RTBF « Mise au point » du 9 février 2014 avait pour objet les nouvelles mesures prises par le gouvernement en matière de chômage (dégressivité, exclusions, contrôles des jeunes). Les principaux partis wallons y étaient représentés, y compris le PTB. Etaient également présents 2 présidents de CPAS, portant la double casquette, des responsables du Forem et de l’ONEM, et un représentant de la FGTB. Celle-ci, par la publication de ses chiffres concernant les futurs exclus des allocations d’insertion au 1er janvier 2015, étant sans doute à l’origine de l’intérêt de la RTBF pour ce sujet.

Ces chiffres, contestés et amoindris par l’ONEM (27 000 au lieu de 50 000), représentèrent un premier motif de débat entre les deux protagonistes FGTB-ONEM. Mais au-delà de cette polémique, différentes lignes de force traversaient le débat. Notons d’abord qu’aucun participant de la majorité gouvernementale ne semblait vraiment revendiquer la paternité de ces mesures, ni les justifier véritablement (tout en prétendant le contraire). Un socialiste et une libérale se renvoyaient la balle, le premier accusant les libéraux d’avoir fait de la réforme en profondeur du système du chômage une exigence pour entrer au gouvernement à une période de crise institutionnelle, et rappelant que les allocations étaient des conquêtes sociales d’origine socialiste, la seconde rétorquant que les mesures de réforme du chômage avaient été menées par une ministre socialiste flamande, sous l’égide d’un premier ministre socialiste.

Autre ligne de force : l’opposition entre ceux qui soutenaient les nouvelles mesures et ceux qui les condamnaient. Parmi les premiers se rangent les représentant des partis participant au gouvernement (MR, CDH, PS) et celui de l’ONEM (cela étonnera t-il quelqu’un ?). Les seconds se recrutant parmi les membres de l’opposition (ECOLO, PTB) auxquels s’ajoutaient le représentant de la FGTB et, plus étonnant, la responsable du FOREM. Dernière ligne de force : le souci budgétaire des CPAS chargées d’accueillir les nouveaux exclus du chômage. L’animateur de l’émission, Olivier Maroy, redonnant ses lettres de noblesse au métier de journaliste, en intervenant de manière particulièrement efficace, objective et critique pour mettre un peu d’ordre dans cette cacophonie.

Reprenons un à un les arguments des uns et des autres, en commençant par citer un constat accablant et parlant de la responsable du FOREM : « Il n’y a pas de gain budgétaire pour l’état mais un coût social voire sociétal ». Les arguments des « pour » se résumaient pour l’essentiel à dire que cela aurait pu être pire (exigence flamande de scission de la sécurité sociale lors des négociations pour la formation d’un gouvernement, souhait de la droite flamande de limiter la durée du chômage pour tout le monde, fait que les allocations d’insertion n’existent qu’en Belgique) et à insister sur les mesures d’accompagnement (plan Marshal en Wallonie, mesures pour favoriser l’emploi des jeunes, suivi individualisé, formation notamment en alternance ,stages, rôle des PME…). A quoi les opposants eurent beau jeu de répliquer. Le représentant du PTB se montra particulièrement pertinent en diagnostiquant une « gauche de résignation » et en précisant « si le problème en Belgique ce sont les idées du libéralisme, on ne s’en sortira pas en copiant ces idées ». Quant aux propositions de formation, souligna le président écolo du CPAS de Namur, elles foisonnent au point d’amener les gens à tourner en rond. Le problème essentiel étant qu’il n’y a pas assez de débouchés, c’est-à-dire d’emplois. Les limitations dans le temps du chômage ne favorisaient pas le fait de trouver un emploi et pénalisent les plus faibles. Le représentant de la FGTB insista sur le fait que les nouvelles mesures stigmatisaient particulièrement les chômeurs wallons.

Fut évoqué également le système de compensation budgétaire au niveau fédéral en faveur des CPAS pour leur permettre d’accueillir les nouveaux exclus du chômage. Simple transfert de fonds ? Quel en est l’intérêt ? D’autant plus que cette promesse ne convainquit pas le directeur de CPAS de Namur qui émit la crainte que les CPAS, sous la contrainte budgétaire, ne soient contraintes de renoncer à d’autres missions sociales. Quant au contrôle des jeunes après 7mois -nouvelle mesure également-s’il enthousiasmait la représentante CDH qui célébrait le « coaching personnalisé » ne cessant de citer sa région bruxelloise en exemple, il provoqua la réaction outrée du représentant du PTB qui parla de « génération sacrifiée » et d’introduction du modèle allemand de mini-jobs (ce qui pose la question de ce en quoi consiste un travail décent). A cela s’ajoute, le problème de surmenage du FOREM dont les accompagnateurs sont en charge chacun de plus de 200 personnes.

Comme s’ils avaient écouté cette émission, les plus hauts responsables du parti socialiste, à savoir Laurette Onkelinks et Paul Magnette, se sont engagés peu après, dans le cadre de la nouvelle campagne électorale, à revenir sur les mesures d’exclusion des allocations d’insertion, arguant du fait qu’elles leur avaient été imposées comme une exigence libérale dans un contexte de crise institutionnelle. La première a fait cette déclaration le jeudi 13 février sur la RTBF et le second à l’émission « Mise au point », dont il était l’invité, le 16 février 2014. Il s’agit là peut-être simplement de promesses électorales, et il ne faut donc pas relâcher la mobilisation, mais c’est un symptôme d’une prise de conscience idéologique importante.

A titre personnel, je voudrais émettre deux points de vue. D’une part, je me réjouis que le parti socialiste ait inscrit dans son programme électoral l’alignement du RIS sur le seul de pauvreté, comme l’a déclaré son représentant, président du CPAS de Charleroi, lors de cette même émission. D’autre part, je désapprouve la proposition du représentant du PTB de pousser les travailleurs âgés vers la prépension pour donner leur place aux jeunes. Il s’agit là pour moi d’un racisme anti-vieux.

Bernadette L. Membre de la CRTSE Luxembourg.

 

Revoir Mise au point du 9/2/2014 sur RTBF.be

Repost 0
Published by T.S.E Luxembourg - dans Témoignages divers
commenter cet article
26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 08:31

"Nous vivons dans des sociétés à qui on injecte la peur tous les soirs au journal télévisé; ça finit par laisser des traces." Raymond Aubrac (1914-2012) Résistant français Dans le cadre de sa campagne "Acteurs des temps présents " La MWB-FGTB" a produit une vidéo de combat qui dénonce la manière dont les médias insufflent la peur. Cette peur, elle doit changer de camp.

 

Repost 0
Published by T.S.E Luxembourg - dans Témoignages divers
commenter cet article
28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 07:47

Voyez comment les nouvelles mesures prises par le gouvernement en matière de chômage vont saigner les demandeurs d'emploi. L'austérité est déjà là, et voici ce qu'elle promet à des dizaines de milliers de personnes : la précarité, la misère, la souffrance sociale.
Réalisation : Yannick Bovy - Juin 2013 - 14'28''
Une émission proposée par la FGTB wallonne et produite par le CEPAG

 

 

 

 Bonne vision et en attendant, surtout, SURTOUT, ne lâchez rien !
Repost 0
Published by T.S.E Luxembourg - dans Témoignages divers
commenter cet article
12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 12:08

édité par l’asbl “D’une Certaine Gaîté”et … commis par un trio d’auteurs liégeois, militants de la rupture avec la logique du plein emploi comme seule porte de sortie de crise, de l’affirmation que dans le hors emploi s’expérimentent des processus alternatifs de production de richesses, qu’il s’agit aujourd’hui de reconnaître pour ce qu’elles sont: de la production de haute valeur ajoutée …

Leur analyse, basée sur leur propre parcours et sur celui d’une dizaine d’autres personnes, se termine par des propositions politiques pour un nouveau welfare qui redéfinirait substantiellement la notion même d’emploi convenable, desserrant par là l’étau du mot d’ordre de l’employabilité et de l’injonction institutionnelle qu’elle sous-tend, celle qui est faite à tout chômeur, de contribuer activement à formater le marché du travail au détriment de tous les salariés…
Ce livre, vous le trouverez actuellement à Liège à la librairie Le livre aux Trésors ainsi qu’au Comptoir du Livre, et très bientôt ailleurs bien sûr, comme à Bruxelles et dans d’autres villes de Wallonie… Il est postfacé par Bernard Friot: 

“La suppression du marché du travail est un objectif 

décisif et possible. Et dans cette perspective, quel 
bonheur - et quel pincement au cœur - de lire Choming 
out ! Dès que l’on se confronte au titre, trouvaille 
magnifique, on sent qu’on est en face d’un objet rare, 
justement celui qu’on attendait, pépite dans un roulis 
d’ouvrages si répétitifs sur la crise. En refermant 
ce livre, je me suis dit que j’y avais trouvé ce que 
je cherchais souvent en vain : un bilan, sensible et 
analytique, de vingt ans de pratiques du travail sans 
concession au marché du travail. 
Les auteurs ont la quarantaine, ils ont passé leur 
enfance dans le Liège populaire en train de succomber 
aux assauts des liquidateurs de l’industrie et n’ont 
connu depuis leur jeunesse que les injonctions à l’em- 
ployabilité venues des maîtres-chanteurs qui font leur 
commerce de « la crise ». Ils n’ont pas obéi.”

 

Article: Riposte-cte

Repost 0
Published by T.S.E Luxembourg - dans Témoignages divers
commenter cet article
26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 09:10

Par Ouï-Dire du 22/03 - Travail à tous les étages

http://ds1.ds.static.rtbf.be/epg/program/1363357162.jpgC’est une enquête sur le travail, menée par Fabienne Laumonier : comment est-il vécu ?, à quoi  sert-il ?, peut-on s’en passer ? Des réponses brèves sur le rituel de chacun avant de partir, en rentrant, sur nos obsessions et la place du travail dans la vie de tous.

Une émission produite par l’Atelier de Création sonore et radiophonique.

Un reportage  de Chloé Sanchez sur le métro, à la sortie du travail quand on hésite à entrer dans la rame. C’est rempli de monde, de sons, d’odeurs et de musiques. " Concerto pour train-train quotidien ".

 

Article: lapremiere.be

Repost 0
Published by T.S.E Luxembourg - dans Témoignages divers
commenter cet article
7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 09:59

Parcours hybrides. Un chouette titre. Le groupe Riposte invite à l'écriture de témoignages à propos du travail et du chômage et les compile sur un blog.

 

Nous saluons l'initiative. En plus les textes sont bien foutus.

 

Voici comment ils présentent leur initiative :

 

"Ce recueil est le début d’un chemin appelé à devenir rhizomatique. Il est la preuve qu’une autre parole sur le travail est possible, un début de preuve qui demande un prolongement, le vôtre. Il appelle à la rencontre et à l’échange avec tous ceux qui le lisent, et puis à l’émulation, non pas ici pour un nouveau programme politique, mais pour une première étape boule-de-neige, libératrice et nécessaire, où un « nous » grandissant et bigarré oserait dire ce que nous pensons, ressentons et vivons à propos du chômage et de son pendant, le travail, sous sa forme salariée ou sous celle de ses multiples hybrides : petit indépendant, indépendant complémentaire, franchisé, PFI, etc."

 

C'est aussi l'occasion pour nous de vous ré-inviter à lire les textes accouchés pendant notre atelier d'écriture de 2010 ...

 

Plus on découvre le travail de Riposte, plus on se dit que nous avons avec eux une belle communauté d'idées. Envie de croiser les chemins ... de la marche dans l'air ?

 

Repost 0
Published by T.S.E Luxembourg - dans Témoignages divers
commenter cet article
23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 12:43

 

Chômeurs malgré eux est un film réalisé par les stagiaires de l'OISP FUNOC et des militants sans-emploi de la CSC et FGTB, en collaboration avec le GSARA Charleroi.
Il démontre l'impact d'une situation de chômage sur des individus et cherche à leur rendre un minimum de dignité.
Ces demandeurs d'emploi qui se revendiquent comme "travailleurs privés d'emploi", doivent faire face à une injustice quotidienne malgré eux, ils restent avant tout des "chômeurs", avec toute la connotation négative donnée à ce statut.
Dans un contexte où la solidarité est de plus en plus menacée, où les allocations de chômage sont remises en question, le film vise à démonter les préjugés qui servent d'engrais au démantellement de la sécurité sociale et à recréer l'union entre tous les travailleurs, avec ou sans emploi.
Il se veut donc un outil pédagogique mais aussi un outil de sensibilisation grand-public.

 

Article: Funoc/Csc/Fgtb/Gsara-Charleroi.

 

 

Repost 0
Published by T.S.E Luxembourg - dans Témoignages divers
commenter cet article
1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 13:13

À propos

Nous sommes des chômeuses et des chômeurs, des précaires et des pensionnés, des fonctionnaires et des salariés, des jeunes et des vieux, nous sommes hybrides et bigarrées.

Pour le pouvoir politique, les partis et les responsables syndicaux, nous sommes invisibles.

Des êtres invisibles qui sont en colère.

Des êtres invisibles qui existent collectivement et de manière autonome depuis janvier 2012.

Des êtres invisibles qui se proposent de rassembler leurs sensibilités et de s’organiser dans un ensemble d’actions coordonnées afin de se faire entendre par eux-mêmes. Notre espace de coopération se nomme « riposte.CTE » (Chômeurs et travailleurs engagés)

Bernar Friot et le salaire socialisé

La Centrale Culturelle Bruxelloise et le CEPAG ont le plaisir de vous inviter au séminaire

« ACTUALITE SOCIALE »

questions approfondies

DEVELOPPER LE SALAIRE SOCIALISE

POUR SORTIR DU CAPITALISME ?

avec la participation de Bernard Friot

10 et 11 octobre 2012

FGTB de Bruxelles

Rue de Suède 45 (auditorium)– 1060 Bruxelles

De 9h30 à 16h30

Ce module de formation est organisé par la Centrale Culturelle Bruxelloise, asbl et le CEPAG. Il est destiné aux militants politiques et syndicaux qui désirent approfondir des questions syndicales.

Objet

L’humanité traverse une grave crise, non seulement économique, sociale et environnementale mais également politique. L’avenir semble bouché, les issues incertaines et le sentiment d’impuissance domine.

Est-il possible de faire émerger des revendications offensives et non pas seulement défensives, des revendications qui permettent d’ouvrir le champ des possibles et de penser un autre avenir ?

Pour Bernard Friot, il y a dans le salaire quelque chose de révolutionnaire, un « déjà-là émancipateur » ; ce quelque chose est d’abord une conquête énorme : celle de la qualification et de la protection sociale attachées au salariat. C’est ce potentiel subversif que Bernard Friot nous invite à voir, en déplaçant notre regard, en adoptant un autre récit sur ces institutions (la qualification et la sécurité sociale) : elles ne sont pas seulement les produits de la conquête d’une meilleur protection du travailleur dans le capitalisme mais elles constituent surtout un « déjà-là émancipateur » qui bouleverse la conception capitaliste du travail et de la valeur économique et qui peuvent dès lors devenir un moteur pour mobiliser et imaginer un autre horizon que celui du capitalisme.

Le séminaire vise à débattre de toutes ces questions autour d’une rencontre avec Bernard Friot, dans le cadre de la sortie de son nouveau livre : « L’enjeu des salaires » (éditions La dispute, 2012).

Il vise également à donner aux participants les outils didactiques pour former et informer les travailleurs aux enjeux des salaires.

Nous vous proposons de découvrir Bernard Friot, tenant du droit à un salaire socialisé, version très avancée et subversive du “revenu garanti”…

 1. “L‘économiste et sociologue Bernard Friot, auteur de “L’enjeu des retraites” (Ed. La Dispute, 2010), était invité par l’association “Perspectives communistes” de Montreuil. La Télé de Gauche est venue filmer cette conférence et la restitue en onze chapitres qui suivent les raisonnements et positions paradoxales du conférencier sur la question de la retraite et de la relation au travail dans nos sociétés. Une conférence magnifique où Bernard Friot nous explique à quel point travailler en étant libéré de l’emploi est un bonheur. Il nous parle entres autres de l’emploi qui tue le travail, de l’emploi qui crée le chômage. Vivifiant et indispensable” (extrait de la présentation de Bernard Friot sur le site des Tse/FGTB du Luxembourg.)

2. “Pour un statut politique du producteur”, texte très explicite et dense sur le concept de Salaire socialisé que défend Bernard Friot, est disponible sur le site Réseau Salariat dont il est l’ un des animateurs. En voici l’introduction:  “Il est possible de  rompre avec la logique du capital, qui décide seul de tout ce qui a trait à l’emploi et à la production, mais aussi avec la logique  qui  enferme  le  salarié  dans  son exploitation  (qui  se  double  souvent  de  son  aliénation) et qui ne peut, au  mieux, que revendiquer la reconnaissance de sa souffrance.  Rompre  avec  cette  logique  nécessite  de  lui opposer l’expression positive de notre qualité de producteur, c’est‐à‐dire affirmer le fait que nous sommes les créateurs exclusifs de la valeur économique. 
L’expression de ce potentiel impose de donner à ce qui le fonde,- la qualification à la personne-, toute la force du politique.”

http://www.reseau-salariat.info/

 

Article: Riposte-CTE

Repost 0
Published by T.S.E Luxembourg - dans Témoignages divers
commenter cet article
3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 13:33

Mouseland (le pays des souris) est un discours de Tommy Douglas prononcé en 1944 au Canada ou comment sourire et réfléchir...

 

 

 

 

Thomas Clement (Tommy) Douglas, né le 20 octobre 1904 à Falkirk en Écosse et décédé le 24 février 1986 au Canada, est un ancien premier ministre de la Saskatchewan, surnommé le socialiste des prairies. Il a dirigé le premier gouvernement socialiste en Amérique du Nord. Il fut le premier chef fédéral du Nouveau Parti démocratique. Pour beaucoup, il fut le père de l'assurance maladie au Canada.

 

Article: http://olivbusua.blogspot.com/2012/01/mouseland.html

 

L'histoire de Mouseland ou le Domaine des Souris
Telle que racontée par Tommy Douglas en 1944


C'est l'histoire d'un endroit qui s'appelle Mouseland. Mouseland était un endroit où toutes les petites souris vivaient et jouaient, naissaient et mouraient. Elles y vivaient d'une manière vraiment semblable à notre vie, à vous et moi.

Elles avaient même un Parlement. Et tous les quatre ans, elles avaient des élections. Elles marchaient pour se rendre au bureau de scrutin pour y voter. Certaines se faisaient même conduire au bureau de scrutin. Et ensuite elles se faisaient conduire pour les quatre prochaines années. Tout comme vous et moi. Chaque fois qu'il y avait une journée d'élection, toutes les petites souris se rendaient aux urnes pour choisir un gouvernement. Un gouvernement formé de gros chats noirs bien nourris.

Si vous pensez que c'est étrange qu'une souris élise un gouvernement de chats, vous n'avez qu'à regarder l'histoire du Canada des 90 dernières années et vous verrez peut-être qu'elles ne sont pas plus stupides que nous.

Je n'accuse pas les chats parce que je n'ai rien contre les chats. Ils étaient gentils. Ils gouvernaient avec dignité. Ils adoptaient de bonnes lois - en fait, des lois très bonnes pour les chats. Mais les lois bonnes pour les chats n'étaient pas très bonnes pour les souris. L'une des lois disait que les trous de souris devaient être assez gros pour qu'un chat puisse y glisser la patte. Une autre loi disait que la souris ne pouvait voyager qu'à une certaine vitesse - pour qu'un chat puisse déjeuner sans trop d'effort.

Toutes les lois étaient de bonnes lois. Pour les chats. Mais, elles étaient vraiment dures pour les souris. Et la vie devenait de plus en plus difficile. Le moment est venu lorsque les souris n'en pouvaient plus et elles ont décidé qu'il fallait faire quelque chose à ce sujet. Elles se sont rendues en masse aux bureaux de scrutin. Elles ont voté pour remplacer les chats noirs. Elles ont voté pour les chats blancs.

Les chats blancs avaient fait une campagne incroyable. Ils ont dit : « Tout ce qui est nécessaire pour Mouseland c'est plus de vision. » Ils ont dit : « Le problème de Mouseland est tous ces trous de souris ronds que nous avons. Si vous nous élisez, nous mettrons en place des trous de souris carrés. » Et c'est ce qu'ils ont fait. Les trous de souris carrés étaient deux fois plus gros que les trous de souris ronds et maintenant les chats pouvaient y faire entrer les deux pattes. Et la vie était plus difficile que jamais auparavant.

Et lorsque les souris n'en pouvaient plus à nouveau, elles ont voté contre les chats blancs pour élire les chats noirs à nouveau. Elles sont ensuite revenues aux chats blancs. Puis aux chats noirs. Elles ont même essayé moitié chats noirs et moitié chats blancs. Et elles ont appelé cela une coalition. Elles ont même élu un gouvernement de chats à taches : des chats qui essayaient de faire un bruit ressemblant à celui d'une souris, mais ils mangeaient comme un chat.

Vous voyez, mes amis, le problème n'était pas la couleur du chat. Le problème était qu'ils étaient des chats. Puisqu'ils étaient des chats, ils s'occupaient bien sûr des chats au lieu des souris.

Un jour est apparu une petite souris avec une idée. Mes amis, attention au petit gars avec une idée. Cette souris a dit aux autres souris : « Les copains pourquoi est-ce qu'on continue à élire un gouvernement de chats ? Pourquoi ne pas élire un gouvernement de souris ? » « Oh », ont-elles dit, « il est un bolchevique. Enfermez-le ! » Et ils l'ont mis en prison.

Je tiens à vous rappeler une chose : vous pouvez enfermer une souris ou un homme, mais vous ne pouvez pas emprisonner une idée.

 

Article: http://www.dcf.ca/fr/mouseland_fr.htm

Repost 0
Published by T.S.E Luxembourg - dans Témoignages divers
commenter cet article
23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 10:28

L'ami Marco Van Hees en action !

 

Un reportage éclairant sur l'injustice fiscale de notre pays,

alors que de nombreux bâtiments scolaires tombent en

décrépitude et que les pensions sont souvent misérables.

Attention, âmes sensibles et gens fragiles du myocarde,

mieux vaut peut-être s'abstenir !

 

Si cette situation vous indigne, une possibilité d'action

sous la forme d'une pétition. 

 

Merci à Eric de nous avoir indiqué ce reportage.

 

Bonne vision et en attendant, surtout, surtout, ne lâchez rien !   

 

Repost 0
Published by T.S.E Luxembourg - dans Témoignages divers
commenter cet article

Soutenu par

CEPlogo

 

Rechercher

Contacts


Administrateur Blog:

Damien

Responsable T.S.E. - FGTB:

Autres CRTSE en Wallonie

Verviers

Simon Darimont 

0496.50.07.88

  

Mons  

Cédric Devriese 

065.32.38.33.

  

Tournai :
Fabien Tanase

069.88.18.04
                  
Centre : 
       Christohe Morais-Rosa

 064.23.61.19
               
Liège-Huy-Waremme :
Sidi Katumwa
04.221.96.20

Charleroi :

Nadia Verley
071.64.12.91

Sud-Hainaut :
Eric Clemens
071.64.12.58

Mouscron :
Marie-Noëlle Gaillez
056.85.33.57

Namur :
Farnçoise Lejeune

0474.481.002

Nivelles :
khalid Gaa

0478.35.85.83